Mathias Scheip (à gauche) & Thomas Sansoni (à droite), fondateurs de Fraichup — CCI Nice Côte-d'Azur
Cette section est la retranscription d'un entretien donné en janvier 2020 à la CCI Nice Côte-d'Azur.
Quel est le profil et l'histoire de votre entreprise ?
FraichUp est une entreprise créée en mai 2018, spécialisée dans la transformation de pommes de terre en frites fraîches prêtes à l'emploi pour la restauration. Nous lavons les pommes de terre, les épluchons, les coupons et les mettons sous vide avant de les expédier à nos clients restaurateurs, de l'exploitant de snack au chef semi-gastronomique.
Pour ce faire, nous disposons d'un atelier semi-automatisé doté d'une éplucheuse, d'une machine à découper les légumes et d'une calibreuse. Nous adressons le monde du CHR azuréen dans une zone géographique restreinte située entre Nice et Biot, à hauteur d'environ 5 400 kg de frites fraîches par semaine. L'entreprise, qui emploie trois personnes, a réalisé un chiffre d'affaires d'environ 200 000 € lors de son premier exercice.
Quelle est sa valeur ajoutée ?
Nous apportons aux restaurateurs une économie de charge et de la qualité. Il s'agit de contribuer à éviter le recours aux frites surgelées, chères à l'achat, dans un contexte où le fait maison et l'authenticité des produits reviennent sur le devant de la scène.
Nous nous fournissons auprès de producteurs français (Hauts-de-France) et italiens en fonction des saisons, afin de proposer la variété la mieux "fritable" du moment. La qualité se décline aussi au niveau du service, de proximité, avec par exemple un service dépannage au cas où le client serait en rupture de stock.
Quels sont vos priorités et besoins pour l'année qui vient ?
Nos besoins vont dépendre de la croissance de l'entreprise. Nous avons mis en place une stratégie de développement sur la période d'avant-saison visant à augmenter notre portefeuille clients et notre chiffre d'affaires : extension de la zone d'exploitation vers l'ouest du département, appel à des commerciaux payés à la commission, investissement dans un second camion et dans une nouvelle machine de production.
Nous souhaitons également travailler notre visibilité avec le lancement d'un site internet vitrine et d'un compte Instagram.
Avez-vous déjà utilisé les prestations de la CCI ?
Je n'y ai pas encore pensé, toutefois je pourrais être intéressé par un accompagnement en termes de services numériques et de recrutement.
Quelle est votre devise en tant que chef d'entreprise ?
« Croire en ce que l'on fait, ne jamais rien lâcher et ne pas hésiter à se remettre en question pour s'adapter au marché et à la demande, pour être innovant et créer le besoin. »